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Grains et pauses philo

Grains et pauses philo

Les grains de philo

Chaque mois, la philosophe Anne Deschamps définit, dans un esprit ludique, certains mots de notre métier, pour leur donner une résonance inédite.

 

22 janvier 2018
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"FIN"

 

"FIN : la fin exprime un temps donné qui définit une étape pour envisager de commencer quelque chose d'autre.
L'avenir est une chance pour écrire un début."

Anne Deschamps, philosophe de terrain

22 décembre 2017
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"CAMION"

 

"CAMION : le mot apparaît à l'époque médiévale. Il désignait un charriot pour charrier du lourd.
Depuis les camions et le mot ont fait de la route.
On dit maintenant " Beau comme un camion " MAIS " Beau comme un camion MAN ", c'est dire autre chose d'une efficacité autrement performante !"

Anne Deschamps, philosophe de terrain

30 novembre 2017
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"INNOVATION"

 

"INNOVATION : oser autrement pour dépasser les habitudes qui, certes confortables, limitent la créativité et la faculté de rebondir."

 

25 octobre 2017
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"SAVOIR-FAIRE"

 

"Savoir-Faire : poser intellectuellement ou/et manuellement des compétences innées et acquises qui solutionnent des problèmes, anticipent des besoins, ouvrent des opportunités, tracent un cheminement pour faciliter la vie."

 

27 septembre 2017
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"TRAVAIL D'EQUIPE"

 

"Travail d'équipe : force opérationnelle d'un collectif qui fait avancer tout le monde avec un même objectif, en s'appuyant sur les compétences de chacun reconnues par un leader respectueux.

 

27 août 2017
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"ACBS+"

 

"ACBS+ : plus que 4 lettres, un réel engagement.
A : adaptation aux besoins des clients
C : courtoisie et compétence
B : bonne marque de référence MAN
S : solution réactive en urgence
AVEC NOUS VOUS AVANCEZ !"

Anne Deschamps, philosophe de terrain

27 juillet 2017
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"UN ROUTIER"

 

"UN ROUTIER : Un convoyeur de nécessités humaines parce que le transport alimente nos vies.
Il déroule, seul, les kilomètres dans l'indifférence ou l'exaspération de ceux qui le doublent ou le croisent.
Quand les routiers décident de ne plus rouler, alors on réalise qu'il y a, dans le camion, une personne qui le fait avancer pour le meilleur de notre quotidien.
Dans les années 80, L'animateur de radio Max Meynier, avait lancé le slogan LES ROUTIERS SONT SYMPAS.
A bon entendeur..." ©

Anne Deschamps, philosophe de terrain

27 juin 2017
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"DIAGNOSTIC"

 

"diagnostic : le diagnostic tient à la compétence de celui qui le fait pour éviter la panne ou la solutionner avec efficacité.
Savoir poser un diagnostic, c'est commencer à remédier au problème grâce à une conscience éclairée.
C'est valable aussi pour soi, parole de philosophe." ©

Anne Deschamps, philosophe de terrain

25 mai 2017
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"LES PIECES DETACHEES"

 

"pièces détachées : on est tous attachés aux pièces détachées.
Sans elles, nos engins roulants manqueraient de ressources et ne tiendraient pas longtemps la route.
Les pièces détachées, le plus d'ACBS+ qui trouve toujours la pièce qu'il faut." ©

 

25 avril 2017
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"L'ENTRETIEN"

 

"ENTRETIEN : on entretient ses amours, sa vie, sa forme, son coeur, sa famille, son poids, sa joie, son enthousiasme.
ET ses camions, quand on en a, pour les faire durer.
Ce qui dure fait la qualité de ce qui est." ©

27 mars 2017
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"EMBRAYER"

 

"EMBRAYER : permet de changer le régime du moteur. Et si on changeait de régime de vie : embrayer pour un renouveau de notre quotidien ! C'est ça le printemps : s'ouvrir à l'élan vital.
Bonne route et embrayez à la cadence qui vous convient." ©

23 février 2017
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"LE FREIN"

 

"Le frein autorise qu'on ose avancer parce qu'on sait qu'on peut s'arrêter. Sinon on n'aurait même pas osé faire du vélo". ©

 

 

Les pauses philo

La philosophe Anne Deschamps exprime son ressenti inspiré par ses immersions dans les ateliers et les bureaux d’ACBS+

 

décembre 2017
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"LES GARS DE L'ATELIER, LA FINE EQUIPE ACBS+"

 

Les Gars de l’Atelier, la fine équipe ACBS+

« On n’est jamais sûr de rien. On cherche. On trouve. On est sûr de trouver parce qu’on veut trouver. On n’a pas le choix, on peut pas laisser un camion en panne ! » : première leçon de philosophie du Chef d’atelier, Nicolas, qui a un sens prononcé de la bonne formule.
J’ai vérifié, en mécanique la solution dépend absolument du diagnostic. Et Nicolas avec son équipe, est un pro quand il s’agit de dépanner ou d’anticiper une panne.
Il a été à bonne école avec François Dumont ( n°2 de chez ACBS+ ) qui lui a appris, avec rigueur et pédagogie les fondamentaux de la spécialité.

Nicolas a un parcours remarquable dans l’entreprise qu’il a connue il y a quinze ans, en y entrant par un Bac Professionnel pour être aujourd’hui Responsable de l’atelier.
« Le Diagnostic, ça se travaille. Ça demande de la logique, de l’expérience, des connaissances et des compétences. Et faut aimer ça ! ».
Après mes immersions de philosophe dans l’atelier, j’ajoute aussi qu’il faut aussi du talent. La modestie des travailleurs manuels leur interdit de s’attribuer ce genre de qualificatifs et pourtant, il faut un certain talent et un talent certain pour débrouiller des embarras mécaniques.
Il faut de l’intelligence, de la patience, du bon sens et du courage. Parce que travailler sous un poids lourds, c’est impressionnant et physique même si pour les mécanos c’est une situation banale.

Mais les travailleurs manuels ont souvent du mal à considérer leurs compétences à leurs juste valeur.
A leur décharge, notre société ( à commencer par l’École ) ne reconnaît pas naturellement le savoir-faire manuel.
On admire plus facilement l’ingénieur qui a inventé un moteur que le mécano qui l’entretient comme l’architecte est mieux reconnu que le maçon.

Pourtant, les cerveaux et les mains sont complémentaires même s’ils n’appartiennent pas à la même personne et les mains des uns mettent en valeur le cerveau des autres.
D’ailleurs dans le mot « Humain », le mot main est fort présent, ce qui signe l’évidente complémentarité de l’intellectuel et du manuel.
Si j’ai choisi de pratiquer une philosophie de terrain, c’est précisément pour rester en prise avec le Réel et ceux qui ont un savoir-faire. Tout est là : sans savoir-faire le monde arrêterait de tourner.
Et la Philo-Deschamps cherche à faire remarquer des métiers manuels qu’on ne remarque pas assez.

La fine équipe de l’Atelier ACBS+ ( Brian, Cyril, Lionel, Ahmed, Vincent, Jordane, Jacky et Brice ) travaillent en polyvalence même si chacun à ses attributions spécifiques comme Cyril qui s’occupe des Bus et Brice qui est Second du chef d’atelier.
Chaque jour chacun s’adapte aux nécessités de l’agenda et des dépannages imprévus.

Travailler sur un poids lourds, c’est du lourd. Déjà c’est plus éprouvant que d’intervenir sur une voiture. Celui qui travaille sur un poids lourd peut travailler sur une voiture mais pas l’inverse, ça demande une approche différente.
Nicolas m’a dit avec humour « 90% de mes mécanos, tu les mets sur une voiture ça les fait pleurer parce que c’est trop étroit. Une voiture, le moteur tient dans un coffre alors qu’un camion, quand t’as basculé la cabine, c’est comme si tu travaillais sur une immense table. Ton intervention est plus performante et plus directe. Sinon tout est comme dans une voiture mais en plus grand. Davantage de roues donc davantage de plaquettes, une vidange c’est 43 litres d’huile, les rétros ça va de 3 à 5, pour le freinage t’as trois systèmes additionnels possible, tu as deux véhicules en un : le tracteur et la remorque qui peuvent chacun poser des pannes différentes, tout est plus surdimensionné dans un camion mais ne prend pas forcément plus de temps que pour les interventions classiques.
Par exemple, pour changer une culasse, tu mets environ 4 heures pas tellement plus que pour un 4x4 Toyota. En revanche un camion c’est beaucoup plus sale parce qu’on ne se promène pas avec un camion, on travaille et ça salit et ça change tout le rapport à l’engin.
Quand un gars arrive en panne, il perd obligatoirement de l’argent et là, on se doit d’être efficace le plus vite possible. On ne peut pas faire autrement ».

Quand j’étais en immersion chez ACBS+, un camion polonais est arrivé en remorquage et il a fallu diagnostiquer la panne dans l’urgence pour limiter l’immobilisation. C’était un défaut d’alimentation sur le tableau électrique central. L’équipe de l’atelier s’est concertée en coordination pour solutionner la panne et limiter le blocage du camion.

Ce qui est étonnant chez ACBS+, c’est leur apparente décontraction pour aborder les difficultés mécaniques et leur capacité à réagir auprès des clients étrangers avec lesquels il faut mettre en place des procédures de paiement contraignantes. Ce type de dépannage en urgence est un défi que les Gars de l’Atelier relèvent toujours avec brio et je l’ai constaté dans mes différentes immersions.

Façon réplique des « Tontons Flingueurs », Nicolas avec un sourire malicieux dit « la mécanique c’est comme les filles, faut du doigté ! ». Ce à quoi j’ajoute que le doigté associé à un mental intelligent, c’est mieux ! On en revient toujours à l’association idéale d’un cerveau qui pense avec les mains et des mains qui travaillent avec leur cerveau.

Dans l’équipe ACBS+, il faut nommer Olivier au service après vente dont le sourire de vedette américaine, assure un accueil optimiste.
Il faut nommer aussi Brenda ( Géraldine Macra assistante administrative ) qui est là, depuis à peine 2 ans, mais qui est comme un poisson dans l’eau au milieu de cette fine équipe qui lui a donné ce surnom chaleureux adapté à sa naturelle sympathie.

Les Gars de l’Atelier, c’est effectivement l’humour de la joie de vivre et jamais l’ironie de l’amertume.
Mes immersions, pour écrire une philosophie du Poids Lourds légère et bienveillante, ont été pour moi la joie de rencontrer des mecs humbles et pourtant, ô combien compétents.
Et je les remercie d’avoir autant fait rire l’intello.

juin 2017
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"Régis CUENCA, MONSIEUR SOLUTION de l’entreprise ACBS+"

35 ans chez ACBS+ et pas une ride au cerveau.
Ni amertume ni rancoeur mais un homme enthousiaste pour son métier : responsable pièces de rechanges et accessoires.
J'ai passé une après-midi à son bureau pour comprendre les fondamentaux de son travail.

"On traite la petite pièce comme la grande et c'est pareil pour le client. On considère tous les clients de la même manière que ce soit pour une échelle amovible à 200 euros ou pour l'aménagement d'une couchette de cabine à 1500 euros".
C'est vrai que Régis à cette juste sincérité pour ses clients qui le pousse constamment à optimiser son efficacité.
J'aime quand il dit "personne ne se promène avec un camion. Un camion est un outil de travail avec lequel on gagne sa vie et aucun routier n'aime envisager l'immobilisation de son camion".
La pièce de rechange, c'est LA RESSOURCE quand on est dans l'entretien du poids lourd.

A propos de pièces, je peux vous dire qu'il faut déjà faire tomber la sienne de pièce pour être réactif quand on fait le métier de Régis :
contrairement à ce que je pensais, Régis Cuenca ne reste pas fixé à sa chaise et à son ordinateur.
Déjà parallèlement à l'ordinateur, il tient à son calepin.
"Plus on marque, plus on se rappelle !" et il note tout.
"Il n'y a pas de détail inutile".
Et pour communiquer avec ses 2 compères de bureau Alain Ethuin (le magasinier) et Fabien André (accueil et réception), ils ont gardé la pratique du cahier de recherche et de commande sur lesquels on raye au fur et à mesure les choses faites, ce qui assure la marche d'un travail bien accompli par chacun.
"T'es jamais à l'abri d'une boulette avec l'ordinateur et ça marche pas toujours comme on veut cette machine. Le cahier c'est La sécurité de notre communication à tous les 3 et la certitude qu'on n'a rien oublié. C'est concret et surtout ça marche bien alors aucun intérêt à faire autrement.
Comme mes ciseaux qui ont, comme moi, 35 ans de boîte pourquoi en changer ? Ils sont patinés c'est certain, mais ils coupent toujours.
L'efficacité, c'est l'essentiel et c'est mon objectif. Les moyens varient en fonction des impératifs pour dépanner ou pour gérer les entretiens.
C'est vrai que l'ordinateur facilite énormément les recherches et que ça m'a changé de l'époque des micro-fiches dans les années 90.
N'empêche que le papier et le stylo, c'est toujours aussi utile surtout pour la mémoire. Tu peux pas déléguer la mémoire à ton ordinateur sinon t'es moins investi dans ce que tu fais".

La philosophie de Régis Cuenca, c'est savoir ce que veut le client donc il faut arriver à discuter de la même chose, ce qui implique d'aller sur le terrain dans les entreprises de transport.
2 fois par semaine, Régis Cuenca se déplace avec une régularité d'horloger.
"Un routier aime la routine. Si tu passes l'après-midi au lieu du matin, il aura commandé ailleurs. Faut respecter un jour fixe. Si Acbs passe le mardi, ça peut pas être le jeudi.
T'es pas sur le terrain, on t'oublie.
Faut faire du lien et l'entretenir régulièrement ce lien. Faut aller au contact et se rappeler au client chaque semaine.
T'es une ressource pour le camionneur et si tu l'oublies, tu perds des clients.
Toujours te rappeler que le camion, c'est pas pour se promener. Tu dois anticiper les besoins du client : tu sais qu'il va bientôt faire ses vidanges, tu penses filtres à huile et tu en proposes quand tu passes à son entreprise".

Ce qui est fondamental dans le métier de Régis Cuenca, c'est la force de son expertise.
Les camions, il les connaît bien parce qu'il a 20 ans d'atelier derrière lui. La technique et le savoir-faire sont ses meilleurs atouts. Et les routiers on joue pas avec eux : ils veulent de la compétence, pas du "commercial-marketing" qui ne maîtrise pas la mécanique des mastodontes de la route.

Descendre dans la fosse de ses clients pour donner un avis sur une panne ou sur un choix à faire, ça fait partie du job de Régis. Responsable pièces de rechange, ce n'est pas seulement vendre de la pièce.
C'est intervenir en conseils sur la globalité du poids lourd parce qu'il faut que ça roule un camion sinon ça sert à rien.

"On explique et on s'explique" telle est la devise de Régis Cuenca.
Ce métier est un travail de négociation parce qu'il faut savoir faire le prix sans que le prix devienne pour autant le seul objectif.

"Se fixer uniquement sur le prix donc sur notre marge, c'est un mauvais calcul. Il faut savoir parfois contenter le client avec une pièce à prix quasi coûtant parce que, s'il est content, il peut choisir Acbs pour acheter un camion MAN comme il peut venir pour des prestations dans nos ateliers".

La philosophe que je suis a bien compris que négocier, c'est savoir ménager sa clientèle pour faire durer une entreprise grâce à la fidélité des clients.
Un client fidèle est un client satisfait.
Régis Cuenca fait le maximum pour satisfaire sa clientèle du poids lourd et ce challenge lui plaît.
Il a l'esprit du dénicheur : il faut savoir chercher et il sait chercher. Pire, il aime ça!
C'est pourquoi il trouve toujours La solution.
C'est pourquoi, après 35 ans de métier dans l'univers du poids lourd, il est toujours aussi intéressé par ce qu'il fait et que j'ai passé avec lui une après-midi chouette et instructive.

J'ai enrichi ma philosophie de terrain parce que c'est le terrain qui enseigne et qui transmet des compétences.
En plus il a de l'humour Régis Cuenca (j'ai remarqué que tout le monde a généralement de l'humour chez les routiers) et qu'on aime bien plaisanter autour de la machine à café chez ACBS+.
Ce jour là, un client taquin répond à Fabien, à l'accueil, qui lui demande ce qu'il veut : "si je viens c'est que j'ai besoin de rien sinon je viens pas. Je passe boire un café". Et tout le monde se marre.
A un moment j'ai parlé d'une promo sur les ampoules : "Les ampoules Anne, c'est aux mains. Sur les camions, on met des lampes, pas des ampoules !".
Une prochaine fois, j'irai une journée en déplacement dans les entreprises avec Régis Cuenca et j'écrirai la suite de cette immersion. Une après-midi ne suffit pas pour témoigner d'un métier.
Alors à bientôt sur ce site et n'oubliez pas de vous abonner gratuitement à ma philosophie du poids lourd, exclusivement pour ACBS+.

Anne Deschamps, philosophe de terrain

23 février 2017
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"LA PHILOSOPHIE DU POIDS LOURDS"

J’ai testé la philosophie du poids lourd. Et oui elle existe !

J’en ai été le témoin toute l’après-midi du 7 février, assise certes à un bureau au chaud puisque l’atelier et les fosses d’entretien, je préfère m’y coller au printemps.
Pour ma première immersion, j’ai été gâtée : à 14h entraient 3 gars dépités, tendus et limite patibulaires du genre « dans 5mn on pète les plombs »!
Comme ils étaient portugais, ne parlaient que le portugais, ils avaient un interprète qui maîtrisait très mal le « langage camion » et tout ce monde là venait de St Quentin, pas la porte à côté.
La seule chose que les gars voulaient faire comprendre c’est qu’ils étaient freinés dans leur travail. Ils avaient un refus des MINES pour problème de tachygraphe et limiteur de vitesse. Ils voulaient mise aux normes immédiate pour passer contre visite avant 17h.
Le hic : entreprise du Sud de la France inconnu au bataillon acbs+ Ardennes Freins donc pas de bon d’accord pour entreprendre une intervention dont on sera certain qu’elle sera payée.
Et c’est là que j’ai compris l’intérêt de faire partie d’un réseau de centrale d’achat, TVI pour acbs+ Ardennes Freins.
Le directeur technique, François Dumont, tout en sang froid et efficacité à pris ses renseignements sur l’ entreprise auprès de TVI qui s’est porté garant du fait qu’elle était sérieuse et qu’ils seraient payés. Donc le camion à été pris en urgence dans l’atelier et les 3 portugais se sont enfin détendus avec un café dans le salon d’accueil, avec une reconnaissance clairement exprimée, sans mots mais avec sourire, puisqu’ils ne parlaient pas le français.
Et incroyable, le camion est reparti aux MINES avant 17h.
Et tout ça dans le calme et avec humour.
A tel point que je me suis demandée s’ils n’avaient pas fait venir des figurants pour me montrer leur réactivité et leur compétences pour ma première immersion. Evidemment, je plaisante !

Il n’empêche que je me félicite d’avoir choisi pour acbs+ Ardennes Freins ce slogan « avec nous, vous avancez » parce qu’il illustre leur philosophie de travail qui assure un ensemble de services pour que roulent les poids lourds.
Ce qui ne les empêche pas, les poids lourds, de se prendre des ponts, et paraît-il c’est banal. Ce jour-là, le cas s’est présenté et on a du mal à y croire, ce qui n’est pas le cas des transporteurs.

Avec Alain, j’ai visité le magasin avec des tiroirs pour toutes les pièces (la beauté d’une quincaillerie, j’adore les quincailleries quand on en trouve encore) et il sait ce qu’il y a dans chaque casier. Ce jour là, il devait gérer les pièces de réparation de tuyaux d’air de freins pour bus : un casse-tête d’embouts, à vous demander comment ça va se combiner tout ça … mais si mais si ! le bus freinera !

C’est ça la compétence : c’est quand on sait comment faire pour que ça marche.

C’est ça la philosophie du travail manuel : un savoir-faire qui se passe de discours mais qui fait avancer les choses et chez acbs+ Ardennes Freins qui fait rouler les camions.

Et puis il y a eu ce jeune chauffeur qui est arrivé à la fermeture pour un problème de hayon et qu’on dépanne quand même parce qu’on va pas le laisser dans l’embarras.
J’ai toujours été fascinée par les poids lourds et j’ai déjà, dans le passé, traversé la France en camion. Mais être au cœur d’une entreprise qui gère l’entretien des mastodontes de la route, c’est une approche inespérée pour la philosophe de terrain que je suis.

Je n’ai pas vu le temps passer, j’ai trouvé l’équipe concentrée et volontaire qu’elle que soit l’heure et la tâche à faire.

Comme m’a dit François Dumont, le directeur technique, « j’ai commencé à 18 ans, j’étais pas fait pour çà. Maintenant je sais ce que je veux faire et que je veux le faire. Je suis à ma place dans cette entreprise familiale acbs+ Ardennes Freins ».

Après cette première immersion, je me permets de penser que la philosophie du poids lourd, c’est le respect de l’outil de travail des transporteurs qui assure l’acheminement de ce qui nous fait vivre chaque jour : assurer l’entretien des camions, c’est assurer le flux de la vie.